Peindre Ecrire Dépeindre.

Philippe Bécoulet. 104 pages. Libertat, 2021.

Peu de peintres ont écrit sur leur art. Ce livre ne leur est pas consacré, bien au contraire : Philippe Bécoulet en a vampirisé une douzaine pour faire travailler sa coque conceptuelle et se maintenir à flot. Les peintres ont raison de se méfier des écrivants : « Ils n’ont pas le don des nuances, mais l’horreur instinctive de tout ce qui les dépasse ou les déroute. » (Georges Rouault)

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Peindre Ecrire Dépeindre - Philippe Bécoulet


Le moi défunt.

Philippe Bécoulet. 98 pages. Libertat, 2020.

Le Livre des morts des anciens Égyptiens ou les derniers textes d’Artaud, Hölderlin et Adorno offrent à l’auteur un substrat pour régénérer des concepts en perdition. Il établit une correspondance entre la traversée de l’Amenti ‒ ou du Bardo chez les Tibétains ‒ et le cycle de l’étrang(èr)eté propre à la reconfiguration du monde par le moi.

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Le moi défunt - Philippe Bécoulet


Carrés tragi-comiques.

Philippe Bécoulet. 94 pages. Libertat, 2020.

Le matériau poétique est si rare que Philippe Bécoulet produit le sien depuis des années. Il s’agit en l’occurrence de matrices carrées qui doivent avoir du sens aussi bien en ligne qu’en colonne, un type d’exercice d’étantité dit en syntagmes croisés. La signification des oracles résultants n’est pas aisée, et l’auteur raconte des histoires pour les interpréter.

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Carrés tragi-comiques - Philippe Bécoulet


Après-demain.

Philippe Bécoulet. 100 pages. Libertat, 2020.

Quelles valeurs éthiques sont nécessaires pour que la conscience puisse se développer dans un réseau post-humain ? Philippe Bécoulet aborde cette question en notant que l’unité d’un réseau est un réseau qui s’ignore le plus souvent. Sapiens, par exemple, consacre le tiers de son temps à donner du sens aux étants réels et imaginaires qui l’intentent ‒ Son expression égotique incline à repenser des formes de langage en accord avec la pluralité d’un réseau moins hiérarchisé que le sien.

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Après-demain. - Philippe Bécoulet


Appartenir. Se tenir à part.

Philippe Bécoulet. 104 pages. Libertat, 2019.

Trois thèmes se superposent dans ce texte : 1. Vivre ensemble, un sentiment d’appartenance qui ne va pas de soi ; 2. L’obligation pour une société de se confronter à ses écueils historiques au regard des règles qu’elle s’est données ― Le cas de l’esclavage au XVIIIe siècle, et celui du repli identitaire qui a fait s’effondrer la conscience collective allemande à deux reprises ; 3. La remise en question des droits naturels comme fondement d’une constitution.

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Appartenir. Se tenir à part. - Philippe Bécoulet


Un feu insatiable.

Philippe Bécoulet. 90 pages. Libertat, 2019.

Le feu (de la pensée) est insatiable puisqu’il faut continûment l’alimenter. La curiosité ne donne pas ses sources, ne dit rien des étants captifs à qui nous donnons la parole : « Que l’un vienne à moi ‒ dit l’auteur, et j’anime sur scène sa déconvenue, ce souci d’exister. »

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Un feu insatiable - Philippe Bécoulet


Strophographie.

Philippe Bécoulet. 100 pages. Libertat, 2019.

« Strophographie » est un néologisme qui signifie écriture (ou représentation graphique) au moyen de strophes. L’auteur en écrivant cherche à rebondir sur des mots qui l’apostrophent, et c’est un florilège de strophes qu’il offre au pollinisateur.

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Strophographie - Philippe Bécoulet


Le neutre à sa façon.

Philippe Bécoulet. 82 pages. Libertat, 2018.

Les concepts subissent des préjudices d’usage et savent nous le rappeler. Philippe Bécoulet en expose neuf, pressés d’être recomposés : complexe, s’abstenir, dehors, différence, discours, imagination, approprier, jouer, et silence. Pour ce faire, il s’est alimenté au substrat du Neutre dans le cadre d’un nouvel exercice d’étantité.

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Le neutre à sa façon - Philippe Bécoulet


La scène imaginaire.

Philippe Bécoulet. 96 pages. Libertat, 2018.

Par quel subterfuge le jeu du moi et de ses passagers devient-il romanesque sur la scène imaginaire ? L’auteur, entre autres exercices sur le sujet, met en scène le Dernier Homme, un pseudo-personnage du roman éponyme de Maurice Blanchot.

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La scène imaginaire - Philippe Bécoulet


Atelier d'écriture.

Philippe Bécoulet. 92 pages. Libertat, 2017.

L’atelier est dédié à sept exercices d’étantité offrant l’aspect d’une fabrique artisanale de poésie. L’auteur, en traitant aussi bien des inscriptions que des citations, porte attention sur le substrat des exercices et poursuit sa réflexion sur l’art de la parole.

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L'atelier d'écriture - Philippe Bécoulet


L'intrusive métaphore.

Philippe Bécoulet. 100 pages. Libertat, 2017.

La métaphorisation de l’étant qui passe ou nous sollicite, son écriture imagée sur la scène imaginaire, joue un rôle important dans l’actualisation de nos concepts. En réexaminant le cogito de Descartes, l’auteur redonne sens au saut transcendantal ; en reprenant la métaphorisation de la puissance du point par rapport au cercle chez Spinoza, il réaffirme la primauté du singulier sur l’universel. C’est aussi dans l’énonciation de la phrase que l’unité conceptuelle est retrouvée, ce qui justifie pleinement l’art de la parole.

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L'intrusive métaphore - Philippe Bécoulet


Les Bancs.

Philippe Bécoulet. 78 pages. Libertat, 2017.

Après un vers métré puis paramétrique, quoi d’autre ? L’auteur relativise l’utilité de l’écriture depuis qu’elle a perdu sa fonction originelle de conservation de la parole : « Si l’outil est encore utile à la réflexion, il est impropre à la communication. »
Quid de la parole métaphysique, rare, qui alliée au silence est primitivement lyrique ? Quand elle est cueillie pour être dite, le poème est sauf.

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Interview autour de "Les bancs":

La contrainte poétique:

Réflexion sur la perte de l'écrit:


Les Bancs- Philippe Bécoulet


Reflux Ontologiques.

Philippe Bécoulet. 108 pages. Libertat, 2017.

C’est le reflux ontologique qui nous fait écrire à contre-courant – contre l’étant que nous sommes tout le temps, et qui d’un saut à l’autre donne à traiter ce que chacun attrape en vol avant de le partager en réseau. Philippe Bécoulet parle de classe d’énonciateurs et d’exercice d’étantité à ce propos. Dans Reflux Ontologiques, il étaye des structures d’être pour interpréter les concepts métaphysiques du Rien, de la mort et du sol notamment, et il décompose en fin d’ouvrage le va-et-vient du dialogue pour en proposer un nouveau : la diécrilection.

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Reflux Ontologiques- Philippe Bécoulet


Silence, Parole & Latence.

Philippe Bécoulet. 93 pages. Libertat, 2016.

Dans sa réflexion sur le silence, l’auteur algébrise son discours pour donner à l’étant humain sa double dimension réelle et imaginaire. Cette hybridation qui emprunte tant à la poésie, à l’algèbre qu’à l’ontologie, donne les deux résultats suivants parmi d’autres : l’art de la parole est un mode d’improvisation qui est pratiqué par des « énonciateurs silencieux » ; et la paix intérieure n’est probablement qu’un état de latence.

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Silence, Parole & Latence- Philippe Bécoulet


Exercices d'étantité.

Philippe Bécoulet. 118 pages. Libertat, 2016.

Un exercice d’étantité est une expérience concrète « d’entrave dialectique » qui transporte l’ego dans une expérience de pensée angoissante, ludique, profonde, c’est selon. A cette occasion, l’abandon de soi est pour l’auteur un phénomène salutaire à la recomposition du moi.

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Exercices d'étantité - Philippe Bécoulet


Galerie Martin.

Philippe Bécoulet. 140 pages. Libertat, 2015.

L’auteur poursuit sa réflexion métaphysique entreprise avec Traversière dans les années 80-90. Elle traverse l’œuvre traduite en français de Martin Heidegger, Être et temps notamment, et s’attache à la relation qu’entretiennent pensée et poésie.

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Galerie Martin - Philippe Bécoulet


D'Impatience.

Philippe Bécoulet. 76 pages. Libertat, 2015.

D’impatience est le journal intime d’un auteur d’âge mûr, toujours bouillonnant et quelque peu désabusé. Il surprend au no 24, quand ne voulant plus « maçonner le paysage », il part en croisade contre « les concepts ontologiquement creux. » Rien n’est plus excitant que d’aiguillonner des concepts en vol, sans grand matériel analytique, quitte à s’effacer soi-même quand ils nous sont consubstantiels.

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D'impatience - Philippe Bécoulet


De Fol Amor.

Philippe Bécoulet. 76 pages. Libertat, 2014.

Un dépit amoureux, une dernière méprise au sujet de la Femme trahie par ses prêtresses, plonge l’auteur dans une régression dantesque. Il ne s’éloigne d’Elle que pour mieux la retrouver : "Je suis tiraillé entre la pêche aux nouveautés et l’urgence de devoir tout lui rapporter." Il menace les institutions qu’Elle crée : "Famille, sanctuaire nymphal, nous t’assumerons en toute illégalité." Lui, Elle et l’Autre, la trinité subversive de De Fol Amor, redonnent pourtant du sens au sacré.

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De Fol Amor - Philippe Bécoulet


Etudes.

Philippe Bécoulet. 78 pages. Libertat, 2019. (Réédition.)

Légères, insolentes, amoureuses, écrites à haute voix, les Études de Philippe Bécoulet régalent les sens et l’esprit. Horrifié par de petits faits sociaux, aimanté par un geste, un visage, l’auteur anime un monde imaginaire étrangement clos. Quand le charme du poème disparaît, sa pensée prend alors tous les chemins d’un dédale.

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Etudes - Philippe Bécoulet


Richard et Rébecca, suivi de Deux exercices d’anamnèse.

Philippe Bécoulet. 96 pages. Editions la Pensée Universelle, 1999.

  • RÉBECCA. — Je m’appelle Rébecca. Et vous ?
  • RICHARD. — Appelez-moi Tristan.
  • RÉBECCA, qui fait la moue. — Moi, Rébecca.
  • RICHARD. — J’entends, Rébecca.
  • RÉBECCA, à elle-même. — Que n’inventeraient-ils pas pour se rendre intéressants !
  • RICHARD. — Il y a peu, l’espace s’effondrait autour de moi. Je m’asphyxiais comme une vive tapie dans une baïne, prête à piquer. Tous les courants me traversent depuis votre arrivée.
  • RÉBECCA, rougissant. — Si ce n’était une tirade de Tristan, vous me gêneriez. (Acte I, scène 2.)

Richard et Rébecca se rencontrent. Une histoire banale, déjà rendue à sa conclusion ? Non. Philippe Bécoulet introduit un subterfuge : que se passe-t-il quand l’action scénique donne à entendre la musique intérieure de ses personnages ?

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Richard et Rébecca, suivi de Deux exercices d’anamnèse - Philippe Bécoulet


Traversière.

Philippe Bécoulet. 124 pages. Editions la Pensée Universelle, 1997.

Traversière questionne la production de réalité dans l’expérience concrète du corps et des langages. La poésie de Philippe Becoulet voit le mouvement et la conscience se conjuguer pour l’éternité, l’être s’absenter, et le monde dériver d’un déchiffrage ininterrompu de soi.

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Traversière - Philippe Bécoulet